🛑 « Il m’a poussĂ©e ! » : Et si on arrĂȘtait de faire la police pendant les disputes de nos enfants ?

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Les disputes dans la fratrie, c’est le quotidien de tous les parents. Parfois, on a juste envie de lever les yeux au ciel ou de crier un bon coup. Pourtant, ces chamailleries sont normales, saines, et mĂȘme indispensables ! C’est un formidable terrain d’entraĂźnement pour leur future vie d’adulte : ils y apprennent Ă  s’affirmer, Ă  nĂ©gocier et Ă  dĂ©fendre leurs limites.

Mais alors, comment rĂ©agir quand la situation dĂ©gĂ©nĂšre sous nos yeux ? Prenons un exemple classique : un frĂšre et une sƓur de 5 et 3 ans. Le grand pousse la petite. La petite s’effondre au sol en hurlant.

Notre premier rĂ©flexe de parent, et c’est tellement humain, c’est de nous ruer sur le grand pour le gronder. On veut faire justice immĂ©diatement et marquer le coup. C’est une rĂ©action spontanĂ©e, dictĂ©e par notre envie de poser des limites. Pourtant, il existe une autre piste, souvent magique, pour gĂ©rer l’aprĂšs-dispute autrement.

1. Sécuriser et écouter celle qui a été poussée (sans minimiser !)

Quand la petite hurle au sol, mĂȘme si vous avez vu qu’elle ne s’est pas fait mal physiquement, sa douleur est Ă©motionnelle. Si on va tout de suite disputer le grand, on donne toute notre attention Ă  celui qui a eu le geste brusque et on ignore involontairement celle qui est en pleurs.

Pire encore, lui dire : « ArrĂȘte de hurler, tu n’as rien, tu ne t’es pas fait mal », c’est lui infliger une double peine. Elle s’est fait pousser, et en plus, on minimise ce qu’elle ressent.

La bonne attitude : On se baisse à sa hauteur et on accueille son émotion.

« Qu’est-ce que tu as ressenti quand ton frĂšre t’a poussĂ©e ? » « Tu as eu peur ? Tu as eu mal ? Tu peux me raconter ce qui s’est passĂ© ? »

2. EnquĂȘter chez le « grand » (sans juger)

Une fois la petite apaisée, on se tourne vers le grand. Pas pour le punir , mais pour comprendre le pourquoi de son geste.

« Tu peux m’expliquer ce qu’il s’est passĂ© de ton cĂŽtĂ© ? » Le grand : « Bah elle m’a pris mon jouet ! »

EurĂȘka ! Tout s’Ă©claire. En restant sur notre premier rĂ©flexe de punition, on aurait ratĂ© le dĂ©clencheur. On valide alors sa frustration, tout en posant un cadre ferme sur le comportement :

« D’accord, je comprends. Elle a pris ton jouet, tu as ressenti de la colĂšre et de la frustration, c’est normal. Par contre, je suis intransigeante : on ne pousse pas. C’est interdit, tu peux faire mal Ă  ta sƓur et c’est intolĂ©rable. »

3. Guider les enfants vers leurs propres solutions

Maintenant que les Ă©motions sont redescendues et que le cadre est posĂ©, on fait quoi pour ce fameux jouet ? C’est le moment de les rendre acteurs de la rĂ©solution de leur conflit. Ne leur donnez pas une solution toute faite, demandez-leur ! Vous serez surpris de voir qu’ils ont souvent les meilleures idĂ©es.

💡 L’astuce des 5 minutes Si la nĂ©gociation bloque, proposez-leur un deal simple :

  • « On fait 5 minutes toi, et 5 minutes ta sƓur. On commence par qui ? »
  • « Ou alors, est-ce que vous avez une autre solution Ă  me proposer ? »

Ce qu’il faut retenir

En laissant les enfants gĂ©rer sous votre supervision bienveillante, vous ne rĂ©glez pas seulement un conflit Ă  l’instant T : vous leur offrez des compĂ©tences pour toute leur vie. Et ça, ça change tout !

J’espĂšre que ces astuces vous seront utiles. Si vous souhaitez aller plus loin et bĂ©nĂ©ficier d’un accompagnement personnalisĂ© pour votre famille, vous pouvez prendre rendez-vous pour une sĂ©ance de Guidance parentale.

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