En tant quâaccompagnante en parentalitĂ©, jâai Ă cĆur de parler dâun sujet qui est le socle mĂȘme de notre relation avec nos enfants : les Ă©motions.
Souvent perçues comme encombrantes, elles sont pourtant nos meilleures alliées.
Mais au fond :
- Quâest-ce quâune Ă©motion ?
- Avons-nous le droit de toutes les ressentir ?
- Et comment les partager sans déstabiliser nos enfants ?
đ§ Quâest-ce quâune Ă©motion ?
Une émotion est une réaction biologique, naturelle et automatique de notre corps face à une situation.
Câest un message que notre cerveau nous envoie pour nous indiquer si nos besoins sont satisfaits⊠ou non.
On distingue généralement quatre grandes émotions primaires :
đ La joie : signe que nos besoins sont comblĂ©s.
đą La tristesse : indique une perte, un besoin de rĂ©confort.
đš La peur : alerte sur un besoin de protection et de sĂ©curitĂ©.
đĄ La colĂšre : signale une limite franchie, un besoin de respect.
Lâessentiel Ă retenir
âš Aucune Ă©motion nâest âmauvaiseâ. Elles sont toutes utiles.
đŠïž Elles sont comme une mĂ©tĂ©o intĂ©rieure : on ne peut pas empĂȘcher la pluie de tomber, mais on peut apprendre Ă ouvrir un parapluie.
â A-t-on le droit dâavoir des Ă©motions ?
La réponse est un grand OUI. Ressentir est un droit fondamental.
Il est cependant essentiel de distinguer :
- lâĂ©motion (ce que je ressens),
- du comportement (ce que je fais).
đĄ La colĂšre : poser ses limites
La colĂšre nous indique quâune limite a Ă©tĂ© dĂ©passĂ©e.
đ On a le droit dâĂȘtre en colĂšre.
La rĂšgle dâor :
Ressentir de la colĂšre ne donne pas le droit de casser, frapper ou blesser.
âïž LâĂ©motion est lĂ©gitime
â Le geste agressif ne lâest pas
đą La tristesse : accepter le manque
La tristesse est nécessaire pour traverser une déception ou un deuil.
En la laissant sâexprimer, on permet au cĆur de cicatriser.
Lorsquâelle sâinstalle durablement et devient envahissante, elle peut ĂȘtre le signe quâun accompagnement extĂ©rieur serait aidant.
đš La peur : le signal dâalarme
La peur est un signal de protection.
Elle nous alerte face à une situation perçue comme insécurisante ou inconnue.
Parfois, ce signal sâemballe.
Chez un enfant, lorsque la peur devient une anxiété bloquante (comme dans le refus scolaire), le cerveau peut finir par associer :
école = insécurité
Dans ce cas, la peur nâest plus adaptĂ©e Ă la situation rĂ©elle.
Un accompagnement professionnel peut alors aider Ă rĂ©ajuster ce signal dâalarme, afin que lâenfant retrouve un sentiment de sĂ©curitĂ© et puisse avancer.
đ La joie : lâĂ©nergie vitale
La joie nourrit lâestime de soi et le lien.
Parfois, elle déborde et se transforme en excitation intense.
Le rĂŽle de lâadulte nâest pas dâĂ©teindre cette Ă©nergie, mais dâaider lâenfant Ă redescendre progressivement, pour quâil ne se sente pas dĂ©passĂ© par ce quâil ressent.
đŹ Parler de NOS Ă©motions Ă nos enfants
Les enfants sont de véritables éponges émotionnelles.
Ils perçoivent nos tensions, nos silences, nos changements dâattitude.
Lorsque nous ne mettons pas de mots sur ce que nous ressentons, lâenfant, dans son Ă©gocentrisme naturel, peut croire quâil est responsable de notre mal-ĂȘtre.
Le pouvoir de la verbalisation passe par le « je » :
đŁïž « Je me sens triste aujourdâhui parce que mamie me manque. »
đŁïž « Je ressens de la colĂšre car ma journĂ©e a Ă©tĂ© trĂšs difficile au travail. »
Et, quand câest nĂ©cessaire :
« Tu nâen es pas responsable. Câest mon affaire dâadulte. »
Ces mots permettent Ă lâenfant de comprendre que :
- les émotions existent,
- les parents en ressentent aussi,
- les parents ne sont pas parfaits,
- les émotions ont une cause,
- et surtout⊠elles ne sont pas dangereuses.
đ§© Quand lâĂ©motion est liĂ©e au comportement de lâenfant
Câest souvent la situation la plus dĂ©licate.
On peut ĂȘtre trĂšs touchĂ© Ă©motionnellement, tout en ayant besoin de poser un cadre.
Lâessentiel est de sĂ©parer lâenfant de son acte.
â « Tu mâĂ©nerves avec tes bĂȘtises ! »
âïž Â« Je suis trĂšs en colĂšre parce que le vase est cassĂ©.
Jây tenais beaucoup, câĂ©tait un cadeau de mamie. »
Puis :
« Je suis en colĂšre contre ce qui sâest passĂ©, pas contre toi. »
Cela permet Ă lâenfant de comprendre que :
- son acte a un impact,
- lâĂ©motion du parent est lĂ©gitime,
- lui et son comportement sont deux choses différentes.
đ§ Et si on craque ? La rĂ©paration
Nous ne sommes pas des parents parfaits.
Il arrive de crier ou de perdre patience.
La réparation est un outil précieux.
Une fois le calme revenu :
« Tout Ă lâheure, jâai criĂ©. Quâest-ce que tu as ressenti Ă ce moment-lĂ ? »
Puis :
« Ma colĂšre a dĂ©bordĂ© et mon comportement nâĂ©tait pas adaptĂ©.
Je mâen excuse. »
Cela montre Ă lâenfant :
- que ses émotions comptent,
- quâun adulte peut reconnaĂźtre ses erreurs,
- quâune relation peut se rĂ©parer.
đ± En rĂ©sumĂ©
⚠Toutes les émotions sont autorisées.
đ« Tous les comportements ne le sont pas.
En parlant de nos Ă©motions, nous aidons nos enfants Ă comprendre quâune Ă©motion est un moment, une rĂ©action normale.
Elle arrive, elle peut ĂȘtre intense⊠puis elle passe.
Apprendre cela, câest offrir Ă lâenfant une sĂ©curitĂ© intĂ©rieure prĂ©cieuse pour la vie đ
đč Pour aller plus loin
Parler dâĂ©motions, ça sâapprend et ça se traverse parfois Ă plusieurs.
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